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Résonances, avril 2009
« De la rencontre entre Marianne Grand, bibliothécaire aimant peindre, et Suzanne
Hefti, maîtresse enfantine adorant écrire, est née Histoires qui s’accrochent, dans
ses versions exposition et livre-
En 2006, le duo avait tenté l’aventure avec Histoires qui s’accrochent 1. Aujourd’hui,
Marianne Grand et Suzanne Hefti renouvellent l’expérience avec Histoires qui s’accrochent
2. Et un troisième épisode est d’ores et déjà envisagé, tant elles ont du plaisir
à imaginer des mondes ensemble. De plus, le jeune public, les enseignants, les parents
et les grands-
Exposition « Histoires qui s’accrochent »

Programme et animations
© 2010 Maison des contes et légendes d’Outre-
Création: Annick Mathieu/Graphisme: Michel Dayer

Donner le goût de lire…
Marianne Grand, dans son activité à la bibliothèque de Chalais et Vercorin, a toujours
essayé de baser ses animations autour de la transmission du goût de lire, avec des
discussions autour des illustrations, des lectures intergénérationnelles, etc. Et
Suzanne Hefti faisait de même en voulant partager sa passion langagière avec ses
élèves. C’est ainsi qu’elles ont eu l’idée de créer et de monter des expositions,
avec les images colorées de l’une et les textes poétiques de l’autre, de façon à
multiplier les chances de parvenir au déclic magique de la joie de lire. Les visites
peuvent de plus se prolonger par la lecture ou l’écoute des livres, tomes 1 et 2,
Jacqueline Iwanowski prêtant sa voix au duo plume-
... et d’écouter lire ou dire
Les élèves écoutent alors la première histoire, celle de la Chenille qui a peur de
tout. S’ensuit une brève discussion animée par une marionnette. Pour alterner l’approche
des images et des textes, Suzanne Hefti raconte plus librement le récit de La maison
qui rêve. Chaque enfant est ensuite invité à choisir la maison de ses rêves et certains
en proposent de nouvelles, ainsi Anne Allet repart avec des pistes pour de prochains
dessins. Dans la salle de L’arbre qui tricote, notre «plume-
prêtent aux activités proposées avec enthousiasme. De quoi réjouir Anne Allet qui ne regrette pas cette petite expédition au pays des mots et des tableaux qui s’accrochent sur les murs de la galerie de la Treille à Sion. »


Questions à Marianne Grand, bibliothécaire et pinceau de l’exposition
Marianne Grand, racontez-
«J’ai mille et une images qui traversent mon imaginaire sans que forcément je les invente. Je crée d’abord mon dessin, sur une feuille de papier. Ensuite je l’agrandis et, avec la gutta, je le transfère sur la soie. Très souvent, je modifie encore des détails avant de mettre la peinture, qui pour moi est un moment magique.»
Comment qualifieriez-
«Elle est idéale, parce que nous nous complétons et que chacune respecte le travail de l’autre. Moi je déborde au niveau des idées et elle me canalise un peu.»

Questions à Suzanne Hefti, maîtresse enfantine et plume de l’exposition
Suzanne Hefti, comment a démarré votre collaboration avec Marianne Grand?
«Tout a commencé avec mon livre de poésie figurant au catalogue des livres scolaires du canton. J’ai apporté un exemplaire de mon recueil à la bibliothèque où Marianne travaille et c’est à cette occasion que nous nous sommes rencontrées pour la première fois. Elle avait des dessins en attente de textes et, après avoir lu mon livre, elle m’a contactée.»
Et, avant cela, qu’est-
«Bizarrement, tout est parti d’un mécontentement, parce que j’avais des difficultés
à trouver des poésies adaptées aux tout-
Je les ai d’abord diffusés autour de moi, auprès d’amies qui m’ont ensuite encouragée à les publier. Cela m’a amenée à découvrir le monde de l’édition et, avec les Histoires qui s’accrochent, celui des galeries. Une aventure prenante mais passionnante.»
Dans vos Histoires qui s’accrochent, les images nourrissent le texte et vice-
«Les images doivent inciter à la lecture et ensuite mon rôle est de les mettre en mots. Pour les enfants, chaque mot devrait pouvoir se transformer en une image, de façon à ce que la lecture soit pour eux aussi attractive que l’ordinateur. Le texte en rimes aide à la mémorisation et permet souvent, avec un peu de gymnastique, de deviner la fin de la phrase suivante.»
Avez-
«Je l’avais fait avant la première exposition, mais cette fois j’avais envie de leur laisser la surprise. Certains ont toutefois découvert le premier livre avant la visite. Reste que découvrir des histoires dans le cadre d’une exposition, c’est très différent.»
Une création originale d’expo-